|
Le jour de la fin du monde, tôt matin
me suis levé. (bis)
Et j'vas chez l'apothicaire, ach'ter des
lunettes fumées.
Pour une fois qu'on avait une belle éclipse,
J'voulais pas la r'garder à la télé.
Pour une fois qu'on avait une belle éclipse
J'voulais pas la r'garder à la télé.
Mais pour c'qu'était des bésicles,
il était dévalisé.
(bis)
A cent sous qu'i' les vendait, les gens
s'étaient pas privé.
On m'prendra pas deux fois d'suite, à
v'nir après la mêlée.
(bis)
Et pour la prochaine éclipse, j'm'en
suis déjà procuré.
Coumme j'voulais pas perd'e une oeil, des
lunettes j'en ai trouvé, (bis)
J'ai pris celles à ma grand-mère,
et pis j'les ai goudronnées.
Pis j'avais entendu dire, qu'une fusée
allait r'tomber. (bis)
Alors j'avais mis un casque qu'j'avais tiré
du grenier.
"Pour'
berdin," que m'dit mon père, "ça
doit tomber sus Paris." (bis)
J'dis : "Ces gens-là ont pas d'veine.
Déjà qu'i-z-ont Tibéri
!"
En fin d'compte eul phénoméne,
il a dû être annulé,
(bis)
A onze heures il a fait nuit, alors j'suis
rentré m'coucher.
Si c'est ça la fin du monde, ça
vaut pas l'coup d'en parler. (bis)
Et y a ben qu'Paco Rabanne qu'ça
peut encore amuser.
Au lieu d'ça nos scientifiques, au
prix qu'i' doivent êt'e payés,
(bis)
I' f raient mieux d'nous mett'e sus pied
trois fêtes du Plaix dans l'année.
|