Les Thiaulins de Lignières en Berry
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La cornemuse

La cornemuse

Encyclopédie Diderot,
Lutherie,
Intruments anciens et étrangers,
Instuments à vent, Musette & Cornemuse,
Planche VI:
 fig.1.Musette,
fig.2.Soufflet,
fig.3.Bourdon avec ses anches,
fig.4.Soufflet vu pardessus,
fig.5&6.Chalumeaux,
fig.7.Porte-vent,
fig.8.Cornemuse.

Joseph Fleuret La Cornemuse du Berry, comme celle du Bourbonnais et du Nivernais, possède deux bourdons pour soutenir la mélodie exécutée sur le hautbois. La tonalité du hautbois, liée à la longueur de celui-ci pouvait être très variée, et les cornemuseux jouant souvent seuls, ignoraient les problèmes d'accord avec un autre instrument.
 La cornemuse à haut bois de 13 pouces, qui est en tous points semblable à la Chalemie décrite par Mersennes au début du XVI le siècle, semble avoir été la plus employée par les sonneurs du Berry. Joseph Fleuret (photo ci-contre) a joué sur hautbois 13 pouces dans sa jeunesse, puis a sacrifié, au début du siècle, à la mode des hautbois en 16 pouces, venue du Bourbonnais. Ces derniers sont pratiquement les seuls utilisés aujourd'hui.
 Abel Langeron d'Allouis jouait sur hautbois 14 et 18 pouces, plus répandus en Haut-Berry. Quant aux grandes cornemuses de 22 pouces, celles des "Maîtres Sonneurs" de George Sand, elles étaient sans doute très rares dans notre région.

 Bien que la cornemuse ait été de longue date l'instrument populaire prédominant en Berry, nous n'avons pu retrouver la tradition ancienne qu'auprès de 3 ou 4 cornemuseux, dont Joseph Fleuret des Loges de Brenne à Ardentes.
 Pour lui, tout a commencé lors d'une noce de campagne vers 1890. Joseph, alors âgé de 6 ou 7 ans, est subjugué par le ménétrier de la noce, Jean Ragot, cornemuseux. Ce souvenir n'est pas près de le quitter et dans les mois qui suivent, pour satisfaire ce besoin impérieux de musique, il s'essaye à jouer quelques petits airs sur des " flutiaux " en paille de seigle, tout en gardant ses vaches.
 Quelques années plus tard, il fait connaissance du Père Bonnaud: ce roulier, que l'exercice du métier amène à courir au loin, passe régulièrement chez "Plumet" de Nohant-Vicq et lui achète quelques hautbois de sa fabrication, pour les revendre dans d'autres contrées; Joseph a économisé 100 sous et achète donc son premier hautbois au Père Bonnaud. Cet instrument de bois blanc ne sonne guère mais le comble de joie; désormais notre musicien sera de toutes les fêtes du pays, sonnant avec une ardeur peu commune pour un si jeune garçon.
 Mais le rêve, c'est la musette entière avec son sac, ses "bois" et comme la passion arrive toujours à infléchir la marche des choses, le rêve se réalise. II apprend par un couvreur d'Ardentes, que 3 cornemuses " dorment " dans le grenier d'une maison de Fougerolles ; le père Jacquet travaille justement à cette toiture et se fera un plaisir d'en rapporter une à Joseph... en échange d'un sac d'avoine! L'hiver arrive et Joseph fait danser la jeunesse tous les dimanches au cabaret des "Loges" en bordure de la forêt de Châteauroux.
 Les recettes dominicales sont bonnes et passent rapidement de 40 sous à 3 francs puis à 100 sous, le souper en plus ! Le bal fini, il regagne en pleine nuit et "de son pied" le petit domaine paternel où tout le monde se réjouit de ses activités. II aura rapidement de quoi acheter une musette neuve. Sa notoriété grandit et Martin, le cornemuseux d'Ardentes le recommande à monsieur Augras, Président fondateur de la Société des "Gâs du Berry" à laquelle il adhère en 1901.
 Sa première sortie (en diligence) est Aigurande: Joseph a tout juste quinze ans. Par la suite et jusqu'à sa dernière heure, survenue en novembre 1976, ses activités de musicien se confondent en partie avec celles de la "Société". Avec Joseph Fleuret, sonneur jovial, sincère, ardent, au langage vert et imagé, le Berry perd son dernier cornemuseux traditionnel.

Texte extrait du livret du disque:
"Anthologie de la musique traditionnelle Française"
"Musique traditionnelle du Berry"
- Les Thiaulins de Lignières -

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