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Catastrophés
et abattus au mois de mai 1999, au lendemain
de l'écroulement imprévisible
d'un large pan de mur extérieur du
château du Plaix, les Thiaulins de Lignières
affichaient un sourire rayonnant, le dimanche
17 juin 2001, en fin de matinée.
Ce jour-là, ils avaient donné
rendez-vous à près de trois
cents personnes sur leurs terres, à
Saint Hilaire en Lignières, 300 invités
pour une visite privée du château
réparé.
Le trou béant a été comblé,
le mur remonté, rendant enfin à
l'ensemble de la façade extérieure
son intégrité classique XVIIIe.

Pour financer les travaux de réparation,
forts coûteux (1,5 MF), les Thiaulins
ne sont pas restés les deux pieds dans
le même sabot : ils ont tiré
toutes les sonnettes, trouvant les premières
aides auprès du conseil général,
avant même d'avoir sollicité
le Département. Président du
Conseil Général à cette
époque, Serge VINCON avait réagi
au quart de tour et ses collègues,
tout comme Rémy Pointereau, son successeur
au perchoir, avaient suivi.
Les
uns et les autres étaient présent
avec beaucoup d'autres amis et bénévoles
qui ont agi dans l'ombre et discrètement.
Mic Baudimant, l'animateur des Thiaulins,
les a tous remerciés collectivement
et en particulier " Les sommes qui nous
ont été accordées ont
permis de faire des travaux qui n'auraient
jamais été faits sans vous.
On ne vous remerciera jamais assez. "
Même l'Europe y est allée de
son écot et de son Euro, une subvention
permettant d'assurer complètement l'étanchéité
du bâtiment, avec un reliquat pour la
réfection des gouttières.
Enfin revenus " chez eux ", les
Thiaulins vont mettre l'accent sur l'exposition
mise en place l'année dernière,
dans des conditions un peu acrobatiques compte
tenu des circonstances et de l'important chantier
en cours.
L'exposition
"En BERRY, le BOIRE et le MANGER"
continue au Château du Plaix, répondant
à la vocation de l'endroit et de l'association
en direction de la conservation des Arts et
Traditions Populaires. Un objectif que1'association
a mis quelque peu entre parenthèses,
trop prise qu'elle était par mille
et un travaux urgents pour faire tenir la
bâtisse debout : "On a toujours
ce regret de se dire que tous les jours on
voit partir des personnes qui sont les derniers
dépositaires d'un savoir-faire, d'une
mémoire... Avec eux, c'est un peu de
notre patrimoine à tous qui fout le
camp petit à petit, sans qu'on s'en
aperçoive. "
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