Dans
l' temps pour se mettre à table,
on disait l' bénédicité. (bis)
Maint'nant on n'est plus capable
que d' pousser l' bouton d' la télé.
Refrain:
Voilà c' qui nous réjouit
Et qui nous met en appétit.
C'est pour les actualités
qu'on allume le petit écran (bis)
Mais c'est la publicité
qu'on nous oblige à voir avant.
Comme on est d'vant not' gamelle
et qu'on va attaquer l' repas (bis)
Ca commence par une écuelle
remplie de pâtée pour les chats.
Pour nous mettre dans notre assiette
on nous parle de désinfectant (bis)
Et on a droit aux toilettes
avec bactéries en gros plan.
Pendant qu' t' épluches tes crevettes
t' as l' tampon sans applicateur (bis)
Et tu finis ton omelette
dans les bruits du sani-broyeur.
Si t' échappes aux couches-culotte
pendant qu' tu prends ton bouillon gras, (bis)
Dès qu' t' en es au boeuf-carottes
on t' présente les dragées Fuca.
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Puisqu'on est en
train d' manger
on nous vante les médicaments (bis)
Etudiés pour soulager
les flatulences et ballonn'ments.
Les marchands de pâte dentaire
nous font voir de bien jolies dents ; (bis)
Ceux d' crème hémorroïdaire
ont bien failli en faire autant.
"Mangez du boeuf", qu'on nous dit,
"c'est excellent pour la santé." (bis)
Des bestiaux qu'on a nourris
avec des cadavres en purée!
On voit un tas d' jolies femmes
dont l'intérieur est plein d' poussière
; (bis)
Et une autre qui vit un drame
car ses tuyaux sont pleins d' calcaire.
Celle qu' a les plus grands malheurs,
ils nous la gardent pour le dessert, (bis)
Quand elle nous décrit l'odeur
qu'elle doit à ses fuites urinaires.
La télé pendant l' repas,
il paraît qu' ça donne des ulcères. (bis)
Avec des programmes comme ça
faudrait un estomac en fer.
ou
Il vaut mieux prendre un en-cas
à la fête des Thiaulins de
Lignières.
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